Pour savoir si quelque chose est vrai, je dois d'abord en faire l'expérience. Cette capacité dépend du niveau de ma conscience. Comme mes sens filtrent une fraction de la réalité, et que mon mental interprète ces données sensorielles sur la base de couches d'éducation, de culture, de traumatismes et de croyances, je vis dans une « hallucination contrôlée » où je ne perçois pas passivement la réalité, mais où je la construis activement.
Ce que je qualifie de « vérité » est souvent la répétition et la validation de modèles familiers qui confirment ce à quoi je m'attends déjà.
La vérité n'est pas statique ; elle évolue avec la conscience. La vérité est un espace.
Plus je deviens conscient, plus je crée en moi un espace pour accueillir le paradoxe, le mystère et l'altérité.
C'est ainsi que je commence à croire à l'inconnu: non pas par la seule logique, mais en cultivant le silence, la curiosité et la confiance dans l'espace intérieur.
Je ne trouve pas la vérité, je deviens plus vrai. Non pas en prouvant que quelque chose est juste, mais en m'alignant plus profondément sur la présence, l'humilité et l'amour.