Flottant avec légèreté,
plus blancs que la brume.
L’un après l’autre,
l’un sur l’autre.
Petits et résolus,
petits et persévérants.
Les flocons effacent les ors de l’automne,
posant sur le monde une ouate sans tache.
Les dernières feuilles résistent,
le sapin fier s’incline.
La terre sombre s’adoucit,
les branches nues s’illuminent.
Enveloppé par un ciel mystique,
un silence paisible descend.
Comme un vieux buffle qui s’abandonne,
ils se livrent à la métamorphose.
Le feu crépite.
L’invitation est limpide.
Je respire rapidement.
C’est à mon tour.
Lâche les masques
et tombe dans le néant.
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