Je suis en Sicile. L’endroit devait être idyllique… mais très vite, tout s’effrite.
Mon compagnon de voyage fulmine, critique, juge. Rien ne lui convient. Chaque détail devient une raison de se plaindre.
Je sens sa négativité m’envahir.
Je sens aussi ma colère monter.
Je veux le raisonner, mais son habileté à détruire dépasse mon optimisme à construire.
Alors je ferme les yeux.
Je respire.
Et je m’interroge :
— Quand je l’entends mépriser la simplicité des autres, que me renvoie-t-il de moi ?
— Quand il dénigre ma joie, quelle part de moi-même se sent menacée ?
— Quand il jalouse le bonheur que je trouve dans une rencontre, est-ce son manque que je vois… ou le mien ?
La loi du miroir me rappelle que tout ce que je vois en lui parle aussi de moi.
Et pourtant, une autre voix murmure : les relations ne sont pas seulement un reflet. Elles peuvent aussi être un atelier. Un espace où l’on sculpte le meilleur de soi en croyant au meilleur de l’autre.
Alors, que faire ?
Rester, dans l’espoir de l’inspirer ?
Ou partir, pour protéger ma paix intérieure ?
Je me souviens des mots du Dalaï Lama :
Quand une relation te fait perdre ta sérénité, la distance devient sagesse.
Et je repose la question à mon cœur :
Qu’est-ce qui nourrit vraiment ma liberté ?
Qu’est-ce qui m’ancre dans l’abondance plutôt que dans la survie ?
Inspire profondément…
Que t’enseigne ton miroir, là, maintenant ?
September 17, 2025
Rompre ou ne pas rompre?
by Marc-Antoine Tschopp in Conscious Leadership, Love, Superpower | 0 Comments