Lors d’échanges en groupe où chacun partage ses défis, j’observe un phénomène récurrent : la plupart passent leur temps à résoudre des problèmes professionnels ou relationnels causés par d’autres. Rares sont ceux qui prennent le temps de s’occuper de leur propre bien-être, jusqu’à ce qu’ils réalisent, trop tard, qu’ils se sont oubliés.
Dans Give and Take: Why Helping Others Drives Our Success (2013), Adam Grant décrit trois types de comportements professionnels :
1.Les Givers (Donneurs) – Ils donnent sans attendre de retour immédiat, favorisant la générosité et l’entraide.
2.Les Takers (Preneurs) – Ils prennent sans rendre, cherchant à maximiser leur propre bénéfice.
3.Les Matchers (Équilibreurs) – Ils équilibrent donner et recevoir dans une logique de réciprocité.
Grant démontre que les Givers réussissent souvent mieux à long terme, à condition de ne pas se laisser exploiter par les Takers.
Les Givers sont des solutions pour leur entourage. Mais les Takers s’accrochent à eux, cherchant à leur déposer leurs fardeaux. Lorsqu’un Giver accepte ce rôle, il valide involontairement la victimisation de l’autre et endosse la responsabilité de son malheur.
Sortir de ce cycle demande un changement de posture : se poser, observer cette dynamique inconsciente et décider de se choisir en priorité. Cela signifie aligner ses actions avec sa raison d’être et ses valeurs. C’est faire preuve de compassion ferme et d’assertivité.
Alors, es-tu un taker qui créé des problèmes ou un giver qui trouve des solutions ?