La mort a frappé à Crans-Montana, mon village. Elle a frappé là où on ne l’attendait pas, au moment le plus absurde, le plus injuste.
La mort est une compagne silencieuse. Toujours présente. Elle nous prendra un jour — nous ne savons simplement ni quand, ni comment. Alors oui… merci la Vie!
Une épreuve aussi brutale nous remet violemment à notre juste place. Elle pose des questions que l’on évite trop souvent :
Qu’est-ce qui compte vraiment ?
Avec quelle responsabilité, avec quelle conscience est-ce que je conduis ma vie ?
En regardant la vidéo du départ de feu — ces jeunes qui tentent de l’éteindre avec un pull pendant que d’autres filment, fascinés — on mesure une innocence tragique, une naïveté désarmante. Inconscients d’un danger bien réel, éloignés de la toute-puissance virtuelle que les réseaux sociaux leur font croire accessible. Une soirée légère, sans cadre adulte, sans dispositif anti-feu adéquat, qui révèle crûment notre irresponsabilité collective.
Je prie pour les âmes disparues.
Pour celles et ceux qui luttent sur un lit d’hôpital.
Pour les familles plongées dans la douleur.
Puisse cette énergie sombre ne pas nous écraser, mais nous obliger à nous relever plus conscients. Plus aimants. Plus vrais.
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