Je viens de parcourir un chemin de croix et la Chine vient de célébrer ses 80 ans de liberté. Moi avec ma moitié, XiJingPing/Mao entouré d’une trentaine de leaders de pays alliés représentant un tiers de la population mondiale. Pourtant, à part la Russie, aucun autre membre du G20 n’y figurait. Ce contraste illustre la fracture géopolitique grandissante.
Un ami belge confiait récemment son trouble :
« Pour la première fois, avec ma femme, nous nous demandons ce qu’il faudrait mettre dans notre cave : du cash, de l’or, des diamants, ou autre chose ? »
Ce témoignage reflète un climat inédit : après des décennies où la paix semblait aller de soi, la guerre et ses menaces réapparaissent à l’horizon. Faut-il y voir une fin, ou bien une transition vers autre chose ?
1. Un voyage initiatique collectif
Ce moment d’histoire ressemble au Voyage du Héros décrit par Joseph Campbell et trouve un écho dans le Chemin de Croix :
•L’appel à l’aventure : un bouleversement initial (disruptions, perte de repère).
•Les épreuves et les alliés : les guerres éclatent et les groupes se polarisent.
•La descente aux enfers : confrontation à l’abîme, au doute existentiel, au chaos.
•Mort et résurrection : transformation radicale, renaissance.
•Retour avec le don : un nouveau sens, une vision qui peut servir la communauté.
Ces récits nous rappellent que le sens ne naît pas de l’évitement de la souffrance, mais de sa traversée. Le vrai héros n’accumule pas du pouvoir, il apprend à abandonner son ego pour offrir quelque chose de plus grand que lui.
2. Les peurs actuelles : de la survie à l’abondance
Je décris la conscience comme une capacité à passer du mode survie — guidé par la peur, la méfiance, le repli — au mode abondance, qui ouvre à la créativité, la coopération et la gratitude .
Aujourd’hui, la peur collective (stockage, protection, isolement) traduit un retour en mode survie. Or, la crise peut aussi être vue comme une descente nécessaire : un passage par l’ombre qui prépare une transformation.
3. Le leadership en traversée
Pour un CEO, ce contexte résonne comme un véritable chemin initiatique :
•Perte de marché, tarifs douaniers : l’appel douloureux.
•Échecs et solitude : les replis sur soi.
•Mentors, coachs, alliés : les soutiens.
•Doute existentiel, perte de sens : la nuit noire.
•Et, s’il accepte la traversée : renaissance, avec une vision non plus dictée par l’ego ou la peur, mais par une conscience élargie.
Un leader qui ose traverser ses propres ombres peut ramener à son équipe un don précieux : la capacité d’ancrer la performance dans un socle de valeurs, de sens et de confiance partagée .
4. Une invitation personnelle
La traversée de l’ombre n’est pas qu’un destin collectif ou un enjeu géopolitique : c’est un appel personnel à chacun d’entre nous.
Et si la question n’était pas seulement « que mettre dans la cave ? » mais surtout : « que mettre en lumière en moi pour renaître plus conscient, plus serein, plus libre, plus généreux, plus aimant ? »